Zynga, l’éditeur de jeux pour réseaux sociaux a commencé depuis lundi sa tournée de présentation aux investisseurs. Ces derniers s’interrogent sur la solidité de son modèle économique.

C’est la valse des montants astronomiques. Après les 100 milliards espérés par Facebook, voici Zynga et ses 10 milliards de dollars de valorisation envisagés pour son introduction au Nasdaq courant décembre, selon Reuters. De quoi donner le vertige aux investisseurs. Au cours de ce « road-show », l’éditeur de social gaming, gratuits pour l’essentiel, va devoir démontrer la solidité de son modèle, mis en cause par ses concurrents et détracteurs. Zynga espère lever 900 millions de dollars.

Malgré ses 227 millions d’utilisateurs actifs par mois et son chiffre d’affaires de 828 millions de dollars au cours des neuf premiers mois (multiplié par deux), il y a des suspicions à l’égard du développeur de FarmVille, CityVille et MafiaWars.
Bien que ces jeux gratuits soient très populaires sur Facebook, son activité provenant de la vente de biens virtuels (via les crédits Facebook) demeure peu rentable.
Le marché mondial des biens virtuels était estimé à 6,8 milliards de dollars en 2001 par le cabinet Strategy Analytics, qui le chiffre à 12,7 milliards en 2016.

Mais aux yeux du patron de son concurrent Take-Two, Strauss Zelnick, « Zynga est une société de marketing direct, 97 % des utilisateurs ne leur paient rien du tout, 3 % le font. Ils perdent des utilisateurs à un rythme très rapide, en ont de nouveaux, voilà leur modèle », a-t-il récemment taclé, jugeant leurs indicateurs chiffrés « vagues et incomplets ». Dans son prospectus d’introduction, Zynga reconnaît qu’il ne compte que 6,7 millions d’utilisateurs payants, soit 3 % du total.
Sa marge opérationnelle qui dépassait 20 % l’an dernier, est tombée sous les 10 % à fin septembre.

Autre problème, sa dépendance vis-à-vis de Facebook, qui représente 93 % de son chiffre d’affaires au troisième trimestre. Néanmoins, la société de San Francisco tente de diversifier son activité en multipliant les déclinaisons sous forme d’applications mobiles et le rachat de différentes sociétés.
Enfin, la croissance se tasse et les jeux de Zynga se font talonner par la concurrence sur Facebook, comme les « Sims Social » d’Electronic Arts, grimpés à la deuxième place des plus joués. Or, à 10 milliards de dollars, Zynga se paierait cher, un peu moins de 10 fois son chiffre d’affaires de l’année. Pour autant, ces 10 milliards sont inférieurs aux 14 milliards de sa valeur d’actifs (fair value) mentionnée dans le prospectus ainsi qu’aux derniers cours sur les marchés secondaires (12,9 milliards actuellement sur SharesPost)…

Valeur en milliards de Zynga

Information suite à l’article paru dans latribune.fr, le 2 Décembre.
A bientôt sur Jeux.com !

Un film serait-il en préparation ? Les auteurs de Toy Story ou encore Garfield seraient en discussion avec Zynga pour l’adaptation sur grand écran du célèbre hit de l’éditeur californien … FarmVille !!

Dans une récente interview, Alec Sokolow et Joel Cohen ont lâché une info incroyable :

« Nous travaillons également sur de nouvelles opportunités très intéressantes. Nous sommes en discussion avec Zynga pour faire quelque chose avec une de leurs marques. »

Si l’intérêt de faire un film pour Zynga est évident (augmentation des ventes de produits dérivés et relance du jeu sur Facebook qui accuse une petite baisse de régime ces derniers temps), il l’est en revanche moins pour les spectateurs mais après tout pourquoi pas ?! Et vous, qu’en pensez-vous ? Pour ou contre Farmville, le film ?
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En attendant, le film … vous pourrez toujours manger de délicieux Farmville cakes !! ;o)

Le gâteau FarmVille

Une part de gâteau Farmville ?